Gynostemma (Jiaogulan), l’ultime adaptogène.

La Gynostemma, herbe miracle!

Goût : Sucré et légèrement amère.

Fonctions primaires : adaptogène, antioxydant, immunomodulatoire, anti-inflammatoire, tonique du système respiratoire, régulateur de plaquettes sanguines, anti-hyperglycémique, régulateur du cholestérol sanguin (et triglycérides),  anti-obésité, hépato-protecteur, protecteur cardio vasculaire, agent promoteur de longévité (anti-age).

 

Trop beau pour être vrai? Faisons la lumière sur cette herbe relativement peu connue en Amérique (seulement disponible au Canada depuis 1998) mais qui est étudiée de manière exhaustive dans les différentes institutions de recherches depuis plus de vingt ans, principalement en Chine, au Japon, aux U.S.A., en Allemagne, en Italie et en Tchécoslovaquie.  L’intérêt grandissant pour cette herbe extraordinaire serait dû à plusieurs facteurs. Premièrement, du point de vue des composantes phytochimiques, la gynostemma pentaphyllum (GP) possède des caractéristiques très similaires au fameux Panax Ginseng, mais étonnamment, selon plusieurs experts, la GP surpasserait le ginseng à plusieurs égards. En effet, de nombreuses études démontres que la GP aurait un large éventail de bienfaits  sur la santé humaine et ce, sur pratiquement tous les systèmes biologiques (cardio-vasculaire, immunitaire, gastro-intestinal, etc.)

 

Origine et historique ethnobotanique :

La gynostemma pentaphyllum est une herbe remarquable originaire du sud-est de la Chine. Elle se trouve encore de nos jours en grandes quantités à l’état sauvage dans les régions montagneuses de Chine, de Corée, du Japon et du Vietnam. Cependant, la plupart des cultures commerciales sont dans la province du Yunnan situées à une altitude d’environ 5000 pieds au dessus du niveau de la mer. Depuis le début des années quatre vingt, elle est devenue une des herbes toniques les plus populaire d’Asie. Les chinois ont plusieurs termes pour désigner la gynostemma mais les plus communément utilisés sont Jiaogulan (vigne entrelacée) et Xiancao (l’herbe de l’immortalité). Les japonais en sont particulièrement friands  et il l’ont nommé amachazuru, ce qui signifie thé sucré de la vigne.

 

L’expression sagesse ancienne/science moderne prend tout son sens quand ont étudie l’histoire contemporaine de la GP et de  sa « re »découverte par le monde occidental. Premièrement, ce qui aide beaucoup à établir la crédibilité et la validité des herbes de la pharmacopée traditionnelle chinoise est le fait que plusieurs compagnies de produits de santé naturel doivent maintenant supporter les allégations faites au sujet de leurs produits. La FDA des USA et Santé Canada sont de plus en plus stricts sur l’étiquetage et les textes promotionnels des produits de santé naturel (PSN). Il y a donc un investissement majeur d’argent de la part des producteurs, transformateurs et distributeurs qui créent une coopération entre les disciplines d’herboristeries traditionnelles et les instituts de recherches scientifiques.

Un exemple probant de cette nouvelle collaboration concerne la GP. En 1987, le gouvernement provincial de Guizhou en Chine  mandata le prestigieux Guiyang Medical College pour un ambitieux projet de recherche à long terme : Étudier et utiliser les ressources des réserves naturelles, particulièrement celle du mont Fanjing, une forêt pluviale protégée. Une équipe de 16 scientifiques a donc examiné des centaines d’herbes au potentiel thérapeutique et pharmacologique, dont, bien entendu, la fameuse GP. Les experts du groupe de recherche furent tellement impressionné par l’historique d’utilisation et le profile phytochimique de la GP qu’elle fut rapidement reconnue comme une herbes extraordinaire. Ils ont entre autre découvert que la GP possède un taux très élevé en antioxydants et qu’elle était un puissant adaptogène par le fait qu’elle augmente la résistance du corps au stress traumatique (ex : froid et chaleur extrême) à l’anxiété et à la fatigue.  Éventuellement, la gynostemma s’est vue prescrite dans plusieurs traitements prodigués au Guiyang Medical College Hospital.

 

Étonnamment, ces propriétés étaient bien connues des moines Taoïstes, et ce, depuis des siècles. En 1406, un érudit du nom de Zu Xio, écrivit dans un livre intitulé Materia Medica pour la famine : « La gynostemma est une excellente nourriture de survie, elle permet de résisté à la famine et de garder un système immunitaire fort, même durant les longues périodes de sécheresse ». Il recommandait alors de cueillir les feuilles et de les bouillir pour en faire une sorte de soupe sucrée.

 

Dans les villages isolés du mont Fanjing, les habitants boivent quotidiennement un thé de gynostemma au lieu du traditionnel thé vert. Ils affirment qu’une tasse le matin les fortifie pour la journée à venir et qu’une tasse le soir les aide à relaxer et à bien dormir. Ce qui est fascinant de savoir est que ces villageois vivent communément au delà de cent ans.

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