REISHI vs CANCER

Les études démontrent que l’effet anti-tumoral du reishi provient d’une modification de la réponse physiologique du corps. Les polysaccharides du reishi augmentent de 5 à 29 fois les facteurs de nécrose tumorale, les interleukines 1 et 6 et les lymphocytes T.[1] Le reishi aide le système immunitaire à se remettre de la chimiothérapie et de la radiothérapie : par exemple, des études ont prouvé que le reishi avait permis de restaurer le fonctionnement des lymphocytes T chez des souris ayant subi des irradiations au niveau de la rate (Chen et al., 1995). De plus, il a été établit que les spores en germination produisent plus d’agents anti-tumoraux que les spores « dormants » (Liu et al., 2002).

[1] Un bêta-glucane présent dans le mycélium augmente la sécrétion d’oxyde nitrique par les macrophages, tout en diminuant la production d’autres radicaux libres (Han et al., 1998 ; Li et al., 2000 ; Zhou & Gao, 2002). Il semble que 8h après avoir consommé les polysaccharides du reishi, les facteurs de nécrose tumorale (alpha TNF) sont libérés et que 4h plus tard, une hausse de sécrétion d’oxyde nitrique détruit les cellules malades (Kawakami et al., 2002).

Reishi mushroom

https://philippeprovencher.com/reference/

Publicités

Herbes supérieures, panacées, adaptogènes ou toniques ?

Herbes supérieures, panacées, adaptogènes ou toniques ?

Premièrement, ces trois termes sont très similaires et se recoupent dans leurs définitions. Ils sont aussi utilisés dans plusieurs ouvrages de manière interchangeable.

Premièrement, une herbe tonique revitalise, énergise, revigore, est anti-age et redonne la force vitale (Qi).

Les panacées sont des remèdes universels. Dans la mythologie grecque, Panacée est une déesse qui  prodigue aux hommes des remèdes par les plantes. Aussi, le mot ginseng a une traduction latine, panax ,qui vient de panacée.

En effet, le ginseng est l’exemple le plus populaire de cette catégorie de plantes. Des milliards de personnes (autant en orient qu’en occident)  consomment (et ont consommé) cette panacée bien connue de la médecine traditionnelle chinoise. Le ginseng est utilisé de manière quotidienne par des gens en santé qui cherche à optimiser leur énergie et augmenter leur état de bien être. Cette plante génère un vif intérêt dans la communauté scientifique d’ethnobotanie  due à son impressionnant contenu en éléments phytochimiques actifs (saponines, etc.).

Le ginseng fait donc office d’étalon de référence (gold standard) quand on étudie les produits naturels dans la catégorie des PAT (panacée, adaptogènes et tonique). Les deux  catégories de ginsengs les plus prisés de la phytomédecine sont le panax ginseng asiatique et son cousin américain, le panax quinquefolius.

Le terme adaptogène nous vient des Russes Brekhman et Lazarev (1958) qui étudièrent de nombreuses plantes indigènes de l’union soviétique reconnue traditionnellement comme des panacées dans le but de standardiser leurs utilisations au profit de l’armée, des cosmonautes, et des athlètes olympiques.

Les adaptogènes sont des plantes/champignons qui peuvent augmenter la capacité de résistance non spécifique* des humains pour leur permettre de contrer les effets délétères du stress, entrainant ainsi une adaptation exceptionnelle à l’effort, à la tension et à la fatigue. De plus, ces substances doivent être non toxiques et exemptent d’effets secondaires. Les adaptogènes améliorent donc la rapidité et la qualité des réponses de l’organisme face au stress tout en facilitant le retour à l’état normal. Les adaptogènes ont aussi un effet modulatoire sur les systèmes endocrinien, immunitaire, nerveux, respiratoire, etc. En d’autres termes, nous pouvons dire que ses substances maintiennent la balance métabolique et biochimique du corps en favorisant l’homéostasie

*résistance contre les agressions physiques, chimiques, biologiques, etc.

Les mécanismes d’actions des adaptogènes sont très complexes mais les chercheurs commencent à avoir quelques indices quant à leurs interactions avec la biologie humaine. Bien que la plupart des plantes toniques soient très nutritives, leurs bienfaits ne se limitent pas à leurs apports en macro/micro nutriments, minéraux et vitamines.  L’effet anti-stress serait relié aux régulations de l’homéostasie par le biais de l’axe hypothalamus – pituitaire – surrénales. Certaines phytomolécules présentes dans les adaptogènes sont impliqués dans la syntèse des protéines de choc thermique (HSP) qui sont impliquées dans les mécanismes de résistance au stress et sont souvent associées à la longévité animale.

Aussi, les adaptogènes augmenteraient l’efficacité des mitochondries en assistant la production d’ATP cellulaire. (faible efficacité  = fatigue, stress, vieillissement)

Concrètement, cela signifie que la consommation régulière de ces champignons/ plantes (feuilles, pollens, fruits, graines, tiges, écorces, racines) nous permet d’être plus performant dans la vie quotidienne et dans les activités sportives; de réduire notre niveau de stress; d’augmenter notre résistance; de ralentir le processus de vieillissement, de supporter les processus de détoxification; et bien plus encore!

Quelques exemples de plantes supérieures/adaptogènes/toniques :

Chaga: super tonique

Gynostemma : l’herbe miracle!

Reishi : le champignon de l’immortalité

Eleutherococcus  Senticosus : aussi appelé eleuthero ou ginseng sibérien

Cordiceps sinensis : super champignon médicinal

Angelca archangelica : souvent associée à la santé des femmes

Bryonia alba : anti stress

Lepidium meyenii (maca) : nutritif et énergisant, régulation hormonale

Ledum groenlandicum (the du labrador) : energisant

Morinda citrifolia radix (racine de noni)

Pfaffia paniculata (suma) ginseng brésilien

Schisandra chinesis : santé du foie, du système nerveux, etc.

Sedum roseum (rhodiola) : Résistance au stress

Tribulus terrestris : Anabolique, androgénique

Withania somnifera (ashwagandha) : ginseng Indien

Panax quinquefolius (ginseng) : Panacée!

Astragale : système immunitaire, force physique et mentale

Codonopsis : le ginseng doux

 

Source : Lewis, W. H., & Elvin-Lewis, M. P. F. (2003). Medical botany: Plants affecting human health. Hoboken, N.J: J. Wiley.

Ginseng Canadien

Panax Quinquefolium
Pinyin
Xi Yang Shen

 

Le ginseng est considéré comme la quintessence des substances adaptogène.

Le ginseng canadien est un vrai ginseng.  Proche cousin du ginseng asiatique (Panax ginseng), leurs profiles en saponines* sont très similaire.

Le ginseng canadien est  une herbe tonique adaptogène favorisant la santé et la longévité. Il augmente l’énergie vitale (Qi) quotidienne, la concentration, la force physique et l’endurance. Pour ces multiples raisons, il est très prisé des athlètes et extrêmement populaire en Asie.

Selon les études cliniques réalisées autant sur les humains que sur les animaux de laboratoire, après consommation de ginseng canadien, les sujets s’adaptent plus efficacement et rapidement au stress.

Par exemple :

Leurs yeux réagissent mieux au changement d’éclairage (lumière vive/noiceur)

Leurs métabolismes s’ajustent adéquatement au changement de température rapide et aux températures extrêmes (chaud/froid).

Ils performent des tâches ardues et complexes plus aisément (même dans des conditions stressantes et difficiles).

Des effets antifatigues sont démontrés : marche, nage et cours plus longtemps.

 

Historique :

À venir

 

 

*Rb1, Rb2, Rc, Rd, Re, Rg1, Rg2, Ro, et F2, entre autres.

Gynostemma (Jiaogulan), l’ultime adaptogène.

La Gynostemma, herbe miracle!

Goût : Sucré et légèrement amère.

Fonctions primaires : adaptogène, antioxydant, immunomodulatoire, anti-inflammatoire, tonique du système respiratoire, régulateur de plaquettes sanguines, anti-hyperglycémique, régulateur du cholestérol sanguin (et triglycérides),  anti-obésité, hépato-protecteur, protecteur cardio vasculaire, agent promoteur de longévité (anti-age).

 

Trop beau pour être vrai? Faisons la lumière sur cette herbe relativement peu connue en Amérique (seulement disponible au Canada depuis 1998) mais qui est étudiée de manière exhaustive dans les différentes institutions de recherches depuis plus de vingt ans, principalement en Chine, au Japon, aux U.S.A., en Allemagne, en Italie et en Tchécoslovaquie.  L’intérêt grandissant pour cette herbe extraordinaire serait dû à plusieurs facteurs. Premièrement, du point de vue des composantes phytochimiques, la gynostemma pentaphyllum (GP) possède des caractéristiques très similaires au fameux Panax Ginseng, mais étonnamment, selon plusieurs experts, la GP surpasserait le ginseng à plusieurs égards. En effet, de nombreuses études démontres que la GP aurait un large éventail de bienfaits  sur la santé humaine et ce, sur pratiquement tous les systèmes biologiques (cardio-vasculaire, immunitaire, gastro-intestinal, etc.)

 

Origine et historique ethnobotanique :

La gynostemma pentaphyllum est une herbe remarquable originaire du sud-est de la Chine. Elle se trouve encore de nos jours en grandes quantités à l’état sauvage dans les régions montagneuses de Chine, de Corée, du Japon et du Vietnam. Cependant, la plupart des cultures commerciales sont dans la province du Yunnan situées à une altitude d’environ 5000 pieds au dessus du niveau de la mer. Depuis le début des années quatre vingt, elle est devenue une des herbes toniques les plus populaire d’Asie. Les chinois ont plusieurs termes pour désigner la gynostemma mais les plus communément utilisés sont Jiaogulan (vigne entrelacée) et Xiancao (l’herbe de l’immortalité). Les japonais en sont particulièrement friands  et il l’ont nommé amachazuru, ce qui signifie thé sucré de la vigne.

 

L’expression sagesse ancienne/science moderne prend tout son sens quand ont étudie l’histoire contemporaine de la GP et de  sa « re »découverte par le monde occidental. Premièrement, ce qui aide beaucoup à établir la crédibilité et la validité des herbes de la pharmacopée traditionnelle chinoise est le fait que plusieurs compagnies de produits de santé naturel doivent maintenant supporter les allégations faites au sujet de leurs produits. La FDA des USA et Santé Canada sont de plus en plus stricts sur l’étiquetage et les textes promotionnels des produits de santé naturel (PSN). Il y a donc un investissement majeur d’argent de la part des producteurs, transformateurs et distributeurs qui créent une coopération entre les disciplines d’herboristeries traditionnelles et les instituts de recherches scientifiques.

Un exemple probant de cette nouvelle collaboration concerne la GP. En 1987, le gouvernement provincial de Guizhou en Chine  mandata le prestigieux Guiyang Medical College pour un ambitieux projet de recherche à long terme : Étudier et utiliser les ressources des réserves naturelles, particulièrement celle du mont Fanjing, une forêt pluviale protégée. Une équipe de 16 scientifiques a donc examiné des centaines d’herbes au potentiel thérapeutique et pharmacologique, dont, bien entendu, la fameuse GP. Les experts du groupe de recherche furent tellement impressionné par l’historique d’utilisation et le profile phytochimique de la GP qu’elle fut rapidement reconnue comme une herbes extraordinaire. Ils ont entre autre découvert que la GP possède un taux très élevé en antioxydants et qu’elle était un puissant adaptogène par le fait qu’elle augmente la résistance du corps au stress traumatique (ex : froid et chaleur extrême) à l’anxiété et à la fatigue.  Éventuellement, la gynostemma s’est vue prescrite dans plusieurs traitements prodigués au Guiyang Medical College Hospital.

 

Étonnamment, ces propriétés étaient bien connues des moines Taoïstes, et ce, depuis des siècles. En 1406, un érudit du nom de Zu Xio, écrivit dans un livre intitulé Materia Medica pour la famine : « La gynostemma est une excellente nourriture de survie, elle permet de résisté à la famine et de garder un système immunitaire fort, même durant les longues périodes de sécheresse ». Il recommandait alors de cueillir les feuilles et de les bouillir pour en faire une sorte de soupe sucrée.

 

Dans les villages isolés du mont Fanjing, les habitants boivent quotidiennement un thé de gynostemma au lieu du traditionnel thé vert. Ils affirment qu’une tasse le matin les fortifie pour la journée à venir et qu’une tasse le soir les aide à relaxer et à bien dormir. Ce qui est fascinant de savoir est que ces villageois vivent communément au delà de cent ans.