Herbes supérieures, panacées, adaptogènes ou toniques ?

Herbes supérieures, panacées, adaptogènes ou toniques ?

Premièrement, ces trois termes sont très similaires et se recoupent dans leurs définitions. Ils sont aussi utilisés dans plusieurs ouvrages de manière interchangeable.

Premièrement, une herbe tonique revitalise, énergise, revigore, est anti-age et redonne la force vitale (Qi).

Les panacées sont des remèdes universels. Dans la mythologie grecque, Panacée est une déesse qui  prodigue aux hommes des remèdes par les plantes. Aussi, le mot ginseng a une traduction latine, panax ,qui vient de panacée.

En effet, le ginseng est l’exemple le plus populaire de cette catégorie de plantes. Des milliards de personnes (autant en orient qu’en occident)  consomment (et ont consommé) cette panacée bien connue de la médecine traditionnelle chinoise. Le ginseng est utilisé de manière quotidienne par des gens en santé qui cherche à optimiser leur énergie et augmenter leur état de bien être. Cette plante génère un vif intérêt dans la communauté scientifique d’ethnobotanie  due à son impressionnant contenu en éléments phytochimiques actifs (saponines, etc.).

Le ginseng fait donc office d’étalon de référence (gold standard) quand on étudie les produits naturels dans la catégorie des PAT (panacée, adaptogènes et tonique). Les deux  catégories de ginsengs les plus prisés de la phytomédecine sont le panax ginseng asiatique et son cousin américain, le panax quinquefolius.

Le terme adaptogène nous vient des Russes Brekhman et Lazarev (1958) qui étudièrent de nombreuses plantes indigènes de l’union soviétique reconnue traditionnellement comme des panacées dans le but de standardiser leurs utilisations au profit de l’armée, des cosmonautes, et des athlètes olympiques.

Les adaptogènes sont des plantes/champignons qui peuvent augmenter la capacité de résistance non spécifique* des humains pour leur permettre de contrer les effets délétères du stress, entrainant ainsi une adaptation exceptionnelle à l’effort, à la tension et à la fatigue. De plus, ces substances doivent être non toxiques et exemptent d’effets secondaires. Les adaptogènes améliorent donc la rapidité et la qualité des réponses de l’organisme face au stress tout en facilitant le retour à l’état normal. Les adaptogènes ont aussi un effet modulatoire sur les systèmes endocrinien, immunitaire, nerveux, respiratoire, etc. En d’autres termes, nous pouvons dire que ses substances maintiennent la balance métabolique et biochimique du corps en favorisant l’homéostasie

*résistance contre les agressions physiques, chimiques, biologiques, etc.

Les mécanismes d’actions des adaptogènes sont très complexes mais les chercheurs commencent à avoir quelques indices quant à leurs interactions avec la biologie humaine. Bien que la plupart des plantes toniques soient très nutritives, leurs bienfaits ne se limitent pas à leurs apports en macro/micro nutriments, minéraux et vitamines.  L’effet anti-stress serait relié aux régulations de l’homéostasie par le biais de l’axe hypothalamus – pituitaire – surrénales. Certaines phytomolécules présentes dans les adaptogènes sont impliqués dans la syntèse des protéines de choc thermique (HSP) qui sont impliquées dans les mécanismes de résistance au stress et sont souvent associées à la longévité animale.

Aussi, les adaptogènes augmenteraient l’efficacité des mitochondries en assistant la production d’ATP cellulaire. (faible efficacité  = fatigue, stress, vieillissement)

Concrètement, cela signifie que la consommation régulière de ces champignons/ plantes (feuilles, pollens, fruits, graines, tiges, écorces, racines) nous permet d’être plus performant dans la vie quotidienne et dans les activités sportives; de réduire notre niveau de stress; d’augmenter notre résistance; de ralentir le processus de vieillissement, de supporter les processus de détoxification; et bien plus encore!

Quelques exemples de plantes supérieures/adaptogènes/toniques :

Chaga: super tonique

Gynostemma : l’herbe miracle!

Reishi : le champignon de l’immortalité

Eleutherococcus  Senticosus : aussi appelé eleuthero ou ginseng sibérien

Cordiceps sinensis : super champignon médicinal

Angelca archangelica : souvent associée à la santé des femmes

Bryonia alba : anti stress

Lepidium meyenii (maca) : nutritif et énergisant, régulation hormonale

Ledum groenlandicum (the du labrador) : energisant

Morinda citrifolia radix (racine de noni)

Pfaffia paniculata (suma) ginseng brésilien

Schisandra chinesis : santé du foie, du système nerveux, etc.

Sedum roseum (rhodiola) : Résistance au stress

Tribulus terrestris : Anabolique, androgénique

Withania somnifera (ashwagandha) : ginseng Indien

Panax quinquefolius (ginseng) : Panacée!

Astragale : système immunitaire, force physique et mentale

Codonopsis : le ginseng doux

 

Source : Lewis, W. H., & Elvin-Lewis, M. P. F. (2003). Medical botany: Plants affecting human health. Hoboken, N.J: J. Wiley.

Publicités

Les méthodes d’extractions du champignon chaga

Il existe de nombreuses façons de préparer  le chaga. Premièrement, lorsque réduit en poudre (ou farine), le chaga peut être consommé frais et cru. Contrairement à d’autres champignons médicinaux (polypores), le chaga est bio assimilable et facilement digestible à l’état brut. Cependant, plusieurs éléments intéressants présents dans le chaga peuvent être optimisés et concentrés par de techniques d’extractions variées. Chaque approche permet une extraction spécifique des composés photochimiques recherchés. En effet, certaines molécules (polaires) sont plus solubles dans l’eau (hydrosolubles) alors que d’autres (apolaires) nécessites l’utilisation d’alcools ou de lipides pour être libérés de la matrice cellulaire du chaga (chitine).  De plus, le chaga contient de nombreux enzymes sensibles à la chaleur, dont le fameux S.O.D. Pour conserver l’intégrité des ces protéines, il faut donc faire une extraction à basse température (sous le point d’ébullition).

En principe, plus la surface exposé est grande, meilleure sera l’extraction. Donc, l’utilisation de très petits morceaux (ou poudre) est appropriée. La quantité de chaga nécessaire pour une extraction est très variable. Selon les goûts et les besoins (breuvage pro santé ou alicament curatif), on peut utilisé plus ou moins 3cm3 ou une cuillère à table (1/2 oz. ou 14 gr.) de poudre par litre d’eau.

Thé ou infusion :

L’eau chaude libèrera la mélanine, les vitamines, les minéraux, les enzymes et les polysaccharides présents dans le chaga.

La méthode la plus simple et rapide.

1) Faire bouillir l’eau et verser sur le chaga.

2) Laisser reposer environs 10 minutes.

3) Ajouter du miel au sirop d’érable (facultatif).

4) Savourez de trois à huit tasses par jour.

La méthode simple mais longue.

1) Mettre le chaga en poudre dans un grand Thermos

2) Faire bouillir l’eau et verser sur le chaga.

3) Laisser infuser toute la nuit (ou 12 heures).

4) Savourer.

Note : Pour la version crue (raw) de l’extraction, qui préserve les enzymes,            simplement réchauffer l’eau jusqu’à 75o celcius (maximum).

La méthode plus élaboré. (Style décoction)

1) Mettre le chaga dans un chaudron et y ajouter de l’eau pure.

2) Laisser tremper le chaga quelques minutes et amener à ébullition très lentement

3) Faire bouillir la décoction semi-couverte  pour permettre l’évaporation de l’eau jusqu’à réduction de ¾ du liquide.

4) Rajouter de l’eau bouillante et répéter les étapes 3-4 pour obtenir une concentration très élevée d’extrait de chaga.

La décoction se conserve longtemps à température ambiante. Il est possible de conserver les morceaux de chaga encore utiles au congélateur entre les décoctions. De plus, ce processus de gel-dégel fera craquer les cellules de chitine et améliora ainsi l’extraction.

Finalement, le chaga est un organisme vivant très complexe et la science ne fait que commencer à en découvrir les secrets.  Ainsi, pour être certain de bénéficier de toutes les substances connues, et encore inconnues du chaga, il est préférable de le consommer sous toutes ses formes. Plusieurs maitres herboristes recommandent de boire de 3 à 8 tasses de chaga par jour, tous les jours, de préférence entre les repas (à jeun). Comme le chaga ne contient aucun stimulant, il peut être savouré le soir.

À venir…Les extractions à l’alcool.

Le Roi des Champignons

Le Roi des Champignons

Le chaga est un champignon polypore médicinal utilisé par les asiatiques et les russes depuis des milliers d’années. Son nom scientifique est Inonotus Obliquus mais il est aussi connu sous plusieurs appellations. Les japonais le nomment Kabanoanakake. Plusieurs reconnaissent le chaga comme étant le polypore cendré, du fait qu’il ressemble à un morceau de charcoal brûlé. Dans le plus ancien ouvrage chinois sur les herbes médicinales (environ 200 av. J.-C.) intitulé « Shen Nong Ben Cao Jing », le chaga (Bai Hua Rong) est proclamé le Roi des Champignons et classifié comme « substance supérieure ». Cette prestigieuse catégorisation signifie que le Chaga est élevé au rang des herbes toniques qui favorisent la vitalité en renforçant les systèmes du corps humain (immunitaire, endocrinien, cardio-vascualire, nerveux, etc.). Comme tout les autres herbes supérieures, le chaga à bon goût, est non toxique et sans effet secondaire. Il peut donc être consommé par tous, tous les jours et pour toujours!

Préparation

Il existe plusieurs manières de consommer le chaga. La méthode traditionnelle consiste à faire une décoction d’une durée variant entre 15 minutes et 2 heures. Pour une décoction réussie, on ajoute un morceaux de 3cm3 ou une cuillère à table (1/2 oz. ou 14 gr.) de poudre par litre d’eau. On amène le tout à ébullition, ensuite on abaisse la température et on laisse mijoter à feu doux. Pour faire une décoction plus concentrée, il est possible de rajouter de l’eau bouillante dans le chaudron lorsqu’environ le 2/3 du liquide s’est évaporée. On peu donc continuer ce processus de réduction jusqu’à ce que le liquide soit d’une consistance plus dense (style mélasse). À ce stade, il est aussi possible de sécher cet extrait pour en tirer une poudre. Certains fabricants de suppléments encapsulent ce produit et le vendent en tant qu’extrait aqueux de chaga 10:1.

La technique la plus simple et rapide consiste à infuser la chaga (comme un thé ou un café,) avec de l’eau bouillante et laisser reposer de 2 à 15 minutes. Tout comme pour les décoctions, on peut ré infuser notre chaga de deux à trois fois. La couleur de l’eau et le goût nous indique quand il est temps de rafraichir la matière première. Notez que les décoctions de chaga se conservent plusieurs jours à température ambiante due à ses propriétés antibactériennes et anti moisissures. Il est cependant conseillé de garder l’excédant de décoction dans des pots Masson au réfrigérateur pour consommation ultérieure.

De nombreux amateurs préfèrent le consommer frais et cru, en incorporant la poudre aux smoothies ou aux céréales. Il est aussi possible de faire une infusion froide ou tiède en laissant le chaga tremper pendant plusieurs heures à basse température. Cette méthode particulière d’extraction préserverait les enzymes et les vitamines sensibles à la chaleur.

Les possibilités de recettes avec le chaga sont infinies. Cependant, ce champignon possède une affinité particulière avec le café, la vanille et le chocolat. En effet, le chagexpresso est un breuvage qui gagne en popularité. Il consiste tout simplement à faire une infusion de café expresso (à la machine ou percolateur) avec un mélange 50% café 50% chaga. Le miel ou le sirop d’érable sont des sucrant parfait pour une boisson bien équilibrée!