Les méthodes d’extractions du champignon chaga

Il existe de nombreuses façons de préparer  le chaga. Premièrement, lorsque réduit en poudre (ou farine), le chaga peut être consommé frais et cru. Contrairement à d’autres champignons médicinaux (polypores), le chaga est bio assimilable et facilement digestible à l’état brut. Cependant, plusieurs éléments intéressants présents dans le chaga peuvent être optimisés et concentrés par de techniques d’extractions variées. Chaque approche permet une extraction spécifique des composés photochimiques recherchés. En effet, certaines molécules (polaires) sont plus solubles dans l’eau (hydrosolubles) alors que d’autres (apolaires) nécessites l’utilisation d’alcools ou de lipides pour être libérés de la matrice cellulaire du chaga (chitine).  De plus, le chaga contient de nombreux enzymes sensibles à la chaleur, dont le fameux S.O.D. Pour conserver l’intégrité des ces protéines, il faut donc faire une extraction à basse température (sous le point d’ébullition).

En principe, plus la surface exposé est grande, meilleure sera l’extraction. Donc, l’utilisation de très petits morceaux (ou poudre) est appropriée. La quantité de chaga nécessaire pour une extraction est très variable. Selon les goûts et les besoins (breuvage pro santé ou alicament curatif), on peut utilisé plus ou moins 3cm3 ou une cuillère à table (1/2 oz. ou 14 gr.) de poudre par litre d’eau.

Thé ou infusion :

L’eau chaude libèrera la mélanine, les vitamines, les minéraux, les enzymes et les polysaccharides présents dans le chaga.

La méthode la plus simple et rapide.

1) Faire bouillir l’eau et verser sur le chaga.

2) Laisser reposer environs 10 minutes.

3) Ajouter du miel au sirop d’érable (facultatif).

4) Savourez de trois à huit tasses par jour.

La méthode simple mais longue.

1) Mettre le chaga en poudre dans un grand Thermos

2) Faire bouillir l’eau et verser sur le chaga.

3) Laisser infuser toute la nuit (ou 12 heures).

4) Savourer.

Note : Pour la version crue (raw) de l’extraction, qui préserve les enzymes,            simplement réchauffer l’eau jusqu’à 75o celcius (maximum).

La méthode plus élaboré. (Style décoction)

1) Mettre le chaga dans un chaudron et y ajouter de l’eau pure.

2) Laisser tremper le chaga quelques minutes et amener à ébullition très lentement

3) Faire bouillir la décoction semi-couverte  pour permettre l’évaporation de l’eau jusqu’à réduction de ¾ du liquide.

4) Rajouter de l’eau bouillante et répéter les étapes 3-4 pour obtenir une concentration très élevée d’extrait de chaga.

La décoction se conserve longtemps à température ambiante. Il est possible de conserver les morceaux de chaga encore utiles au congélateur entre les décoctions. De plus, ce processus de gel-dégel fera craquer les cellules de chitine et améliora ainsi l’extraction.

Finalement, le chaga est un organisme vivant très complexe et la science ne fait que commencer à en découvrir les secrets.  Ainsi, pour être certain de bénéficier de toutes les substances connues, et encore inconnues du chaga, il est préférable de le consommer sous toutes ses formes. Plusieurs maitres herboristes recommandent de boire de 3 à 8 tasses de chaga par jour, tous les jours, de préférence entre les repas (à jeun). Comme le chaga ne contient aucun stimulant, il peut être savouré le soir.

À venir…Les extractions à l’alcool.

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Gynostemma (Jiaogulan), l’ultime adaptogène.

La Gynostemma, herbe miracle!

Goût : Sucré et légèrement amère.

Fonctions primaires : adaptogène, antioxydant, immunomodulatoire, anti-inflammatoire, tonique du système respiratoire, régulateur de plaquettes sanguines, anti-hyperglycémique, régulateur du cholestérol sanguin (et triglycérides),  anti-obésité, hépato-protecteur, protecteur cardio vasculaire, agent promoteur de longévité (anti-age).

 

Trop beau pour être vrai? Faisons la lumière sur cette herbe relativement peu connue en Amérique (seulement disponible au Canada depuis 1998) mais qui est étudiée de manière exhaustive dans les différentes institutions de recherches depuis plus de vingt ans, principalement en Chine, au Japon, aux U.S.A., en Allemagne, en Italie et en Tchécoslovaquie.  L’intérêt grandissant pour cette herbe extraordinaire serait dû à plusieurs facteurs. Premièrement, du point de vue des composantes phytochimiques, la gynostemma pentaphyllum (GP) possède des caractéristiques très similaires au fameux Panax Ginseng, mais étonnamment, selon plusieurs experts, la GP surpasserait le ginseng à plusieurs égards. En effet, de nombreuses études démontres que la GP aurait un large éventail de bienfaits  sur la santé humaine et ce, sur pratiquement tous les systèmes biologiques (cardio-vasculaire, immunitaire, gastro-intestinal, etc.)

 

Origine et historique ethnobotanique :

La gynostemma pentaphyllum est une herbe remarquable originaire du sud-est de la Chine. Elle se trouve encore de nos jours en grandes quantités à l’état sauvage dans les régions montagneuses de Chine, de Corée, du Japon et du Vietnam. Cependant, la plupart des cultures commerciales sont dans la province du Yunnan situées à une altitude d’environ 5000 pieds au dessus du niveau de la mer. Depuis le début des années quatre vingt, elle est devenue une des herbes toniques les plus populaire d’Asie. Les chinois ont plusieurs termes pour désigner la gynostemma mais les plus communément utilisés sont Jiaogulan (vigne entrelacée) et Xiancao (l’herbe de l’immortalité). Les japonais en sont particulièrement friands  et il l’ont nommé amachazuru, ce qui signifie thé sucré de la vigne.

 

L’expression sagesse ancienne/science moderne prend tout son sens quand ont étudie l’histoire contemporaine de la GP et de  sa « re »découverte par le monde occidental. Premièrement, ce qui aide beaucoup à établir la crédibilité et la validité des herbes de la pharmacopée traditionnelle chinoise est le fait que plusieurs compagnies de produits de santé naturel doivent maintenant supporter les allégations faites au sujet de leurs produits. La FDA des USA et Santé Canada sont de plus en plus stricts sur l’étiquetage et les textes promotionnels des produits de santé naturel (PSN). Il y a donc un investissement majeur d’argent de la part des producteurs, transformateurs et distributeurs qui créent une coopération entre les disciplines d’herboristeries traditionnelles et les instituts de recherches scientifiques.

Un exemple probant de cette nouvelle collaboration concerne la GP. En 1987, le gouvernement provincial de Guizhou en Chine  mandata le prestigieux Guiyang Medical College pour un ambitieux projet de recherche à long terme : Étudier et utiliser les ressources des réserves naturelles, particulièrement celle du mont Fanjing, une forêt pluviale protégée. Une équipe de 16 scientifiques a donc examiné des centaines d’herbes au potentiel thérapeutique et pharmacologique, dont, bien entendu, la fameuse GP. Les experts du groupe de recherche furent tellement impressionné par l’historique d’utilisation et le profile phytochimique de la GP qu’elle fut rapidement reconnue comme une herbes extraordinaire. Ils ont entre autre découvert que la GP possède un taux très élevé en antioxydants et qu’elle était un puissant adaptogène par le fait qu’elle augmente la résistance du corps au stress traumatique (ex : froid et chaleur extrême) à l’anxiété et à la fatigue.  Éventuellement, la gynostemma s’est vue prescrite dans plusieurs traitements prodigués au Guiyang Medical College Hospital.

 

Étonnamment, ces propriétés étaient bien connues des moines Taoïstes, et ce, depuis des siècles. En 1406, un érudit du nom de Zu Xio, écrivit dans un livre intitulé Materia Medica pour la famine : « La gynostemma est une excellente nourriture de survie, elle permet de résisté à la famine et de garder un système immunitaire fort, même durant les longues périodes de sécheresse ». Il recommandait alors de cueillir les feuilles et de les bouillir pour en faire une sorte de soupe sucrée.

 

Dans les villages isolés du mont Fanjing, les habitants boivent quotidiennement un thé de gynostemma au lieu du traditionnel thé vert. Ils affirment qu’une tasse le matin les fortifie pour la journée à venir et qu’une tasse le soir les aide à relaxer et à bien dormir. Ce qui est fascinant de savoir est que ces villageois vivent communément au delà de cent ans.